Ma main trace délicatement les traits fins de ton visage. Je ne sais pas vraiment quel sentiment tu éprouves pour moi. Est-ce réellement de l'amour?
Non... Je ne pense pas. tu ne m'aimes pas. Tu aimes quelqu'un d'autre.
Cette personne... Je sais probablement de qui il s'agit.
Oh, même, je n'ai aucun doute.
Je suis seulement une copie, un sosie de celui qui t'as enfermé dans sa cage.
Comme tout les autres qu'il a conquit, je suppose.
Et c'est à ce moment là que je peux vraiment le detester.
Mon frère... Jumeau de surcoit. Qui aura fait de ma vie un enfer. Tu pourras toujours dire que tu m'aimes. Mais pendant l'acte, ce n'est pas mon prènom que tu cris. Je t'avais pardonné. Une fois. La suivante, je l'ai fait par réel amour. Mais maintenant... Je ne peux rien tirer.
Mon frère m'aura tout pris. Je ne serais jamais heureux, lui à mes côtés. Je me lève doucement. Je ne te réveille pas. J'enfile mes vêtements à la hâte et sors de chez toi.
Il fait froid, et je regrette de ne pas avoir pris ma voiture ce soir-là. Je marche. Lentement, doucement, ressassant de douloureuses pensées.
La vie ne m'a jamais sourit.
Et d'ailleurs, je sais déjà qu'elle ne me souriera jamais.
Ce soir là, ma vie s'écroule définitivement.
Une nuit en enfer.
Une longue descente vers la mort.
Et là, personne ne peut me réveiller de mes cauchemards.
Il sont réels.
J'ai appris à détester ce mot. Réel. Rien n'est réel. Tout et toujours tout est et sera éphémère.
Sauf pour la douleur, les choses les plus dure à supporter de la vie.
La mienne, de vie, sera courte. Je le sais.
Oh, ce n'est pas forcément instinctif.
Je vais les tuer. Le tuer et après, toi. Et après je mettrais une fin à ma souffrance perpétuelle.
Je souris d'avance.
Plus rien ne me déchirera mon coeur. Plus rien ne me fera verser des larmes.
Je ne compte même plus le nombres de ces goutelettes d'eau qui ont roulé sur mes joues.
Aujourd'hui est un jour de fête.
Je me dirige à pas rapide vers la grande maison de mon frère.
Lui, il aura tout réussit.
Le bonheur lui colle à la peau. Il me répulse, me dégoute vicéralement.
Dire que je le prenais autrefois pour un model des plus exemplaires...
Je grimace. Une envie de vomir me tord le ventre.
Je sonne à la porte.
C'est ma nièce qui ouvre.
La seule, avec sa mère, que j'épargnerais.
Je lui souris gentillement. Elle à l'air heureuse? Epanouie, comme je ne l'ai jamais été.
Je passe le pas de la porte.
Sa femme travaille. Sa fille part bientôt avec sa nourrice. Elle n'a que deux ans. Son avenir ne sera pas Lui.
Il a l'air comblé de me voir. Je réagis, comme toujours, hypocritement.
« Moi aussi, ça me fait plaisir de te voir... »
Si seulement il savait combien c'est faux.
Il revient de la cuisine, deux tasses de cafés à la main. Il s'assoit à coté de moi, tout en continuant de bavacher.
Je ne bois pas. Je me tourne lentement vers lui. Je ne prête plus pars à la conversation et il me regarde étrangement. Mes mains s'enssèrent autour de son cou. Je lui confis tout.
« Je ne t'ai jamais aimé. »
J'ai finalement eut le courage de faire la même chose avec toi.
J'ai hésité. Longtemps, longuement.
Je t'ai tout expliqué, dans ta lente agonie.
Je crois que... Tu regrettais. Tu regrettais de n'avoir pu m'aimer.
Tu te doutais que toi seul pouvait transformer mes cauchemards en rêve, ma descente en enfer en allée au paradis.
J'ai pleuré.
Parce que je ne sais plus si j'ai fais le bon choix.
Je me dirige vers ta salle de bain.
Je mourrais chez toi.
Et jamais je ne te rejoindrais.
Même si je t'aimais.
Pix: D-gray man.

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